Bruxelles – Bassano 26 Juin 2010
Le grand jour est arrivé ! Quelques dernières préparations avant de se rendre au point de départ, « Le Nelson ». Un comité d’accueil nous y attend pour nous encourager et nous accompagner durant les premiers kilomètres de notre voyage. Claude Van Pagé, Jean-Marie Levi, Bernard Belzac, Pedro et son ami Christian, Pascal Libens, Luc Z, Lio, Jean-Louis, Alain Veckmans, René Leplas, Philippe Lenders, Claude Van Dijck, Guy Henrotte, Mireille, Vincent, Daniel et Valérie notre photographe du jour!
1- « La nationale Quatre » : Discussions autour des cartes et itinéraires GPS et parcours à suivre.
Nous démarrons du Nelson vers 7h15… avec un léger retard, accompagnés de nombreux CTBiste. Théoriquement nous partons pour 220 km dont une grosse partie sur la Nationale 4.
Aux alentours de midi nous nous arrêtons dans une baraque à fritte à Andenne afin de se ravitailler. Après ce repas léger, nous sommes retardés par une crevaison de Daniel et Jean-Marie. Une fois la réparation effectuée Bernard et Daniel nous quittent et retournent sur Bruxelles.
Le trajet vers le Luxembourg se poursuit à 5 (Pascal, Vincent et Luc). Vu le très mauvais état de la N4, Michael propose de faire un petit détour par des routes un peu plus calmes. Résultat des courses : 30 km de plus au compteur et un dénivelé de 400 m se terminant en cul de sac. Retour sur la N4 où après quelques kilomètres Vincent nous quitte pour rejoindre Cindy, son épouse. Nous arrivons à Larochette vers 21h. Jean-pierre Luypaert et son épouse nous y attendent afin de partager notre repas du soir. Nous n’aurons pas trop de difficultés à nous endormir après une première étape de 248 km.
1- « Le Code Hôtel » :
Départ de Larochette où notre petit groupe restreint avec Pascal et LucZ se sépare et prend des directions opposées, avec… des regrets de part et d’autre. Nous commençons notre journée avec la montée d’une première difficulté, où le poids des sacoches se fait déjà sentir, Aie aie aie, cela risque d’être pénible. Ensuite nous enchainons des longues routes magnifiques, mais toujours avec l’effet toboggan ! Une première victoire est engrangée avec notre passage en France à ……. Le moment est venu de penser à se restaurer et nous pourvoir en eau. Avec beaucoup d’anxiété nous constatons qu’il nous sera difficile de trouver quelque chose d’ouvert, nous sommes dimanche ! Un brave monsieur nous indique, en allemand ( ???) qu’il y a une fête locale à BOUZONVILLE nous permettant d’ y trouver notre bonheur avec un bon petit plat froid, deux Coke et de l’eau pour remplir nos bidons. Après cette pause bien sympathique au milieu des gens locaux et des « Old Timers», nous repartons sur nos toboggans en direction de BACCARAT. Michaël a souvent le temps de prendre quelques photos de la région traversée et de l’arrivée du père !
Arrivés à l’hôtel Renaissance, qui est fermé, J-M a oublié de noter l’adresse et le TF de l’hôtel ! Ca commence bien !
Après quelques excitations et l’intervention d’un brave voisin, mais qui ne nous apporte pas de solution immédiate, nous nous dirigeons vers le poste de gendarmerie avec l’espoir d’y pouvoir passer une nuit ! La fée Lydia vient à notre rescousse. Le code d’entrée de l’hôtel et le n° de la chambre étaient tout simplement repris dans le mail de confirmation de l’hôtel…, que J-M avait oublié d’imprimer avant le départ ! Il ne nous reste plus qu’à trouver un restaurant pour nous alimenter. Il est prêt de 22h et il n’y a pas beaucoup de choix pour le restaurant. Nous voyons un restaurant italien, bien sympathique, qui l’est beaucoup moins quand il nous est annoncé que la cuisine est fermée ! Il nous reste l’option « Kebab » ! Nous y sommes très bien accueillis et pouvons y dévorer un plat adapté aux sportifs de haut niveau, que nous sommes, c.a.d Pita Kebab, Frites avec 6 sauces, Chicken Nuggets et bière Effes ! Et après tout cela un bon ronron dodo et hop le troisième jour s’annonce déjà.
Après un petit déjeuner correct et quelques tentatives infructueuses de connections au réseau internet de l’hôtel, nous prenons vite (Michaël est pressé…) quelques instants pour immortaliser le centre de cette charmante petite ville de la Moselle. Nous nous mettons en route vers 9h pour la troisième étape qui nous mènera vers PORRENTRUY.
1- « Fricadelle Party » :
Dès notre départ de Baccarat nous empruntons de magnifiques routes pas trop fréquentées mais avec un relief toujours assez exigeant. Nous nous dirigeons ensuite vers Gerardmer sur des routes plus faciles. A Gerardmer nous nous arrêtons pour faire quelques photos au Lac et nous restaurer dans un petit restaurant. Au départ une nouvelle crevaison à l’arrière nous freine dans notre avancée. Le pneu arrière de J-M porte les traces d’une grosse déchirure qui nécessite une réparation de fortune, une petite carte de visite plastifiée fera l’affaire. Nous retrouvons des routes qui nous ont familières, celles des 3Ballons. Un petit échauffement sur le « col du Ménil » avant d’attaquer « le ballon d’alsace ». La pluie a fait son apparition, cela nous permettra d’effectuer l’ascension dans un temps humide mais frais ! Michael prend le temps d’admirer les paysages et un fou qui dévale la descente à toute allure dans sa grosse cylindrée. Chose faite, nous prenons la direction de la Suisse en passant la frontière à Boncourt. L’arrivé situé à Porrentruy est à plus ou moins 30 kilomètres. Une nouvelle crevaison pour JM interrompe notre avancée à 3 km du but! Arrivée à Porrentruy nous trouvons un hotel fermé, un hotel complet et enfin un hotel en face de la gare qui nous accepte ! En revenant de la réception, Michaël aperçoit JM en grande discussion avec le conducteur d’une grande voiture familiale. Il s’agit de Christophe Moreau accompagné de sa femme et ses enfants. Le coureur nous avait déjà croisé dans le ballon d’alsace (le fou dans sa grosse cylindrée). JM ne le reconnaissait pas directement. Tout compte fait, Michaël trouve ce coureur à la langue pendante assez sympathique. Tous les restaurants de Porrentruy ont déjà fermé leur cuisine. Direction le petit magasin à côté de la gare. Il en suivra un pique-nique sur la terrasse de l’hotel. Michaël s’offre une fricadelle contentant de tout sauf de la viande.
1- « Vouvouzella a Thun »
Départ de Porrentruy vers 8h après avoir bénéficié d’un bon petit déjeuner avec du fromage local dont Michaël ne raffole pas tellement mais que J-M se fera un plaisir de terminer. Durant le petit déjeuner quelques impressions et prévision pour la journée sont échangées avec pour J-M un œil sur le journal. Il est décidé de raccourcir la journée afin de pouvoir se reposer un peu plus, mais surtout afin d’éviter à nouveau de se retrouver devant des hôtels et restaurants fermés !
Dès la sortie de Porrentruy la route monte avec le passage du Col de La Croix (Alti.902m). Ensuite c’est une route en légère montée qui nous mène vers Bellemont. Nous nous dirigeons ensuite vers Bienne avec avant cela le passage d’un nouveau petit col, le Pierre Pertuis (Alti.827m). Avant d’arriver à Bienne nous sommes surpris (enfin surtout J-M) d’avoir à traverser un tunnel d’environ 1km ! J-M n’aime pas cela du tout et accélère de manière étonnante, sous le regard amusé de Michaël qui se demande pourquoi il n’existe pas un tunnel entre la Belgique et l’Italie…, on y serait plus vite avec J-M !
Nous nous dirigeons vers Berne dont la traversée n’est pas aisée suite à une circulation dense. Nous arrivons au centre de Thun vers 17h, Michaël ressent un nouveau petit coup de mou. Nous cherchons un hôtel avec l’aide de la police locale, qui nous dirige vers un hôtel qui ne correspond ni à notre look du jour ni à notre budget! Nous optons finalement pour un petit hôtel bien sympathique et typique sur la petite place de Thun. La fatigue nous fait probablement perdre de vue l’installation d’un grand écran sur cette magnifique place. La tenancière nous fait savoir que le match Espagne-Portugal est retransmis en direct et que la colonie portugaise est assez abondante dans la région ! Une chambre se situant à l’opposé de la place nous est attribuée. La tenancière de l’établissement nous certifie que le calme reviendra directement après la fin de la partie. ( nous espérons qu’il n’y ai pas de temps supplémentaire)… ! Après avoir enfin pu goûter aux saveurs d’une bonne cuisine italienne nous nous dirigeons vers notre chambre de laquelle les premiers cris et sons agaçants d’une vuvuzella locale nous rappelle le match de foot, la nuit risque d’être pénible ! La fatigue des jours précédents et une envie folle de se reposer, nous aide à surmonter les bruits venant de l’extérieur. Nous passons tout compte fait une très bonne nuit et nous réveillons le matin de bonne heure. Le petit déjeuner sera pris dans l’hôtel Crown en face où nous est proposé un superbe buffet déjeuner, dont J-M ne peut s’empêcher de repasser à plusieurs occasions ! Heureusement …, car on nous demande la modique somme de 37 CHF. Nous reprenons notre route en direction de Bellinzona vers 8h30.
1- « Journée Maudite »
Nous partons de Thun en longeant à Meiringhen deux splendides lacs sous un beau soleil d’été. Rapidement JM se rend compte qu’il n’arrive plus à passer sur son grand plateau. Grâce à la réparation de fortune de Michael nous arrivons à résoudre ce petit problème technique et à repartir en direction des deux grosses difficultés du jour. Cependant JM s’aperçoit que le problème n’est toujours pas résolu et qu’il semble plus important ! En effet l’axe de pédalier s’est défait et JM n’arrive plus à pédaler. Pas de problème Michael (alias Duracel) remorque JM à l’aide d’une chambre à air vers le village le plus proche. Vu qu’il est midi le vélociste nous fait savoir que nous pourrons repartir qu’après 14h. Après avoir récupéré le vélo de JM vers 14h30, nous repartons enfin en direction du Grimselpass. Une petite bosse de plus ou moins 40km à une altitude de 2165m. Nous nous rendons vite compte que Bellinzona est hors de porté pour aujourd’hui. Notre motivation nous pousse à passer également la deuxième et dernière difficulté du jour, le « Passo del Novena ». Sur papier le petit col de 13km ne nous parait pas insurmontable pour terminer la journée. Aux alentours de 18h nous commençons à grimper ce petit col qui s’est avéré être difficile et interminable avec une ressemblance évidente à l’alpe d’Huez. A 2478m d’altitude Michaël a le privilège d’admirer le coucher du soleil après s’être fait nargué par 3 bouquetins. L’odeur de 5 jours d’effort doit y être pour quelque chose! La descente est entamée à la tombée de la nuit. Nous croisons un troupeau de bouquetins qui se disperse juste au moment où nous passons. Après une dizaine de minute JM aperçoit une sympathique auberge dans le village de All’Acqua. Nous remarquons à l’accueil et la langue que nous sommes passés du côté Italien de la Suisse. Vive les pasta Al Pomodorro et la première grappa pour JM ! Nous avons tout de même mérité une petite récompense après cette journée maudite marquée d’ennui mécanique et de cols interminables. Nous sommes heureux de pouvoir dormir au chaud et non à la belle étoile comme nous l’avons craint à un certain moment.
1- « La Tombée de la Nuit »
Après un petit déjeuner en pleine montagne nous poursuivons notre route en direction de l’Italie. Pas besoin de pédaler les 50 premiers kilomètres qui sont à l’image de la monté mais en sens inverse heureusement pour nous ! La route remonte à partir de Bellinzona avec l’ascension du « Passo M. Cèneri », une petite bosse qui nous mène au lac de lugano pour la pause déjeuner. L’Italie n’est plus qu’à une trentaine de kilomètres ! Le passage de la frontière donne des ailes à JM. Nous prenons le temps d’immortaliser ce moment et repartons aussi vite. Michael commence à avoir un petit coup au mental. Le trajet a usé duracel (les lapins Duracel ne sont pas inusables)! JM a son objectif en point de mire et motive Michaël à garder le cap. Chose faite, nous arrivons à Bergamo ! Il est passé 21h et nous n’avons toujours pas trouvé un hotel. Seule option, l’hotel au bord de l’autoroute et de l’aéroport. Le disfonctionnement de l’airco nous oblige à dormir fenêtres ouvertes. Une petite pilule, des boules Quies et 1130 km dans jambes nous permettent de dormir sans difficultés !
1- « Le Sprint »
Le petit déjeuner à l’italienne : biscotte, pain sec, confiture et nutella nous laissera sur notre faim !
Cette dernière étape est à l’image de la préparation d’un sprint de 208km ! Les kilomètres sont avalés sur le grand plateau. Nous prenons notre dernier pique-nique avec une petite collation pour les canards sur les rives du lac de garde. Nous avons décide de terminer notre voyage dans les délais prévu. La fatigue et la chaleur suffocante nous obligera à un arrêt tous les 50 km afin de se réhydrater correctement. De Verone nous retiendrons l’extraordinaire boulot de Pascale qui nous a facilement fait passer cette charmante ville! Nous regrettons de ne pas pouvoir y passer plus de temps.
Vu la lassitude des longue nationale, un dernière arrêt à 30 km du but s’impose ! Un coca et ca repart ! Nous ne quittons plus la barre des 28 km/h, pas mal après 1300 km. Nous apercevons les premiers panneaux pour Bassano. Le coup de pédale devient machinale et les émotions commencent à se faire ressentir. « Siamo arrivati à Bassano », Michaël reconnait le « Ponte vecchio ». Petite photo pour le livre des souvenirs de famille et en suite direction piazza dela Liberta pour un prosseco chez Danieli. Nous nous mettons en mode prosecco pour le restant des vacances ! Nous retrouvons nos femmes, qui nous attendent impatiemment à l’appartement. A la joie des retrouvailles s’ajoutent les premiers commentaires et anecdotes de notre voyage. La deuxième partie des vacances peut commencer.
Ce voyage entre père et fils nous restera à jamais gravé dans la mémoire. Tant au niveau humain qu’au niveau sportif.
Nous avons eu la chance de vivre une expérience extraordinaire durant ces 7 jours en traversant plusieurs états d’âme durant ce long trajet. Mais au-delà de la souffrance et de la fatigue nous ne retiendrons que les moments complicités que nous avons eu ensemble.
Nous n’oublierons jamais, la beauté des paysages traversés, le sentiment de bien être après avoir atteint les sommets des cols, lorsque l’on s’aperçoit qu’aller plus haut n’est plus possible. Il est assez incroyable que le vélo et la force de caractère peut vous amener aussi loin et aussi haut. Durant ce long trajet, même seul, vous êtes accompagné par les gens que vous appréciés, il vous arrive même de partager des conversations avec eux… assez étonnant comme expérience !
Nous retiendrons de ce voyage que chaque problème doit être géré en son moment et qu’une solution peut y être trouvée si l’on se donne un peu de patience.
Nous remercions tout le monde qui nous ont témoigné leurs gestes de sympathie avant, pendant et après ce challenge. Principalement Pascal pour avoir crée nos parcours sur GPS. Nous le soupçonnons d’avoir passé au tant de temps sur son PC, que nous sur notre vélo.
Bruxelles-Bassano Del Grappa en chiffres :
1338 : le nombre de kilomètres parcouru
21,4 : la vitesse moyenne
15.000 : le dénivelé total
44.558 : le nombre de Kcal brulé
Ce voyage entre père et fils nous restera à jamais gravé dans la mémoire. Tant au niveau humain qu’au niveau sportif.
Nous avons eu la chance de vivre une expérience extraordinaire durant ces 7 jours en traversant plusieurs états d’âme durant ce long trajet. Mais au-delà de la souffrance et de la fatigue nous ne retiendrons que les moments complicités que nous avons eu ensemble.
Nous n’oublierons jamais, la beauté des paysages traversés, le sentiment de bien être après avoir atteint les sommets des cols, lorsque l’on s’aperçoit qu’aller plus haut n’est plus possible. Il est assez incroyable que le vélo et la force de caractère peut vous amener aussi loin et aussi haut. Durant ce long trajet, même seul, vous êtes accompagné par les gens que vous appréciés, il vous arrive même de partager des conversations avec eux… assez étonnant comme expérience !
Nous retiendrons de ce voyage que chaque problème doit être géré en son moment et qu’une solution peut y être trouvée si l’on se donne un peu de patience.
Nous remercions tout le monde qui nous ont témoigné leurs gestes de sympathie avant, pendant et après ce challenge. Principalement Pascal pour avoir crée nos parcours sur GPS. Nous le soupçonnons d’avoir passé au tant de temps sur son PC, que nous sur notre vélo.
Bruxelles-Bassano Del Grappa en chiffres :
1338 : le nombre de kilomètres parcouru
21,4 : la vitesse moyenne
15.000 : le dénivelé total
44.558 : le nombre de Kcal brulé












Magnifique ! Impatient de voir grandir mon fiston (11 ans) avec l’espoir de pouvoir partager avec lui ce que vous avez partagé vous.
A bientôt,
Philippe
Par Philippe Lenders le juillet 21, 2010
à 5:46
Ce fût un réel plaisir de pouvoir vous guider au travers de votre périple. Encore un grand bravo à vous deux !
Par Hercule le juillet 21, 2010
à 11:17
félicitations a vous deux votre courage est formidable gros bisous
Par jean pierre le juillet 22, 2010
à 8:06